Le Panel consultatif sur l’azithromycine pour la survie de l’enfant (APACS) s’est réuni pour sa deuxième réunion les 10 et 11 décembre 2025 à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis, rassemblant des représentants nationaux, des experts techniques, des bailleurs de fonds et des partenaires du réseau REACH et de l’Initiative internationale contre le trachome (ITI).

S’appuyant sur les bases établies lors de sa première réunion, l’APACS 2 s’est concentré sur l’expansion rapide des programmes de survie de l’enfant utilisant l’administration massive d’azithromycine (AMM-AZM), en examinant les expériences de mise en œuvre, les nouvelles données disponibles et les défis opérationnels liés à la mise à l’échelle des interventions dans plusieurs pays.

En tant qu’organe consultatif indépendant sur la gestion de l’azithromycine, l’APACS a continué à renforcer son rôle en soutenant une prise de décision transparente et fondée sur des données probantes quant à l’allocation et à l’utilisation responsable de l’azithromycine issue de dons.

Élargir la portée pour un impact accru

Le programme REACH pour la survie de l’enfant a connu une croissance significative en 2025. La capacité de production a considérablement augmenté au cours de cette année, grâce à l’arrivée d’un deuxième fournisseur et à l’amélioration des systèmes de prévision et d’approvisionnement.

Les pays prévoient collectivement plus de 56 millions de traitements à l’azithromycine en 2026 au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria.

Lors de l’APACS 2, les membres du panel ont souligné l’importance de garantir des chaînes d’approvisionnement prévisibles et des livraisons en temps opportun afin de s’assurer que les médicaments arrivent bien avant les campagnes prévues et puissent être intégrés à des interventions plus larges en faveur de la survie de l’enfant.

Expériences nationales et enseignements tirés

Le comité APACS a examiné les derniers bilans de la mise en œuvre au Burkina Faso, au Mali et au Nigeria.

Ces pays ont fait état d’une avancée significative dans l’expannsion de la couverture, tout en atteignant des communautés mal desservies et jusqu’alors non couvertes.

Le Mali a atteint une couverture de traitement supérieure à 96 % en 2025, y compris dans les régions du nord touchées par l’insécurité.

Le Nigeria a étendu la mise en œuvre à 10 États tout en menant des activités de surveillance à grande échelle de la mortalité et de la résistance aux antimicrobiens (RAM).

Le Burkina Faso a présenté ses projets de lancement de la mise en œuvre dans six régions en 2026, dans le cadre de campagnes intégrées de santé infantile.

Les discussions ont mis en évidence des défis communs, notamment la mobilité des populations, l’insécurité, les contraintes liées à la collecte de données et la nécessité d’identifier et d’atteindre les communautés « zéro dose » ayant un accès limité aux services de santé.

Renforcer la base de données scientifiques

Une partie importante de la réunion a été consacrée aux questions scientifiques et opérationnelles qui guideront les futures recommandations du comité de l’APACS.

Les membres ont examiné les dernières informations fournies par les groupes de travail du réseau REACH sur la résistance aux antimicrobiens (RAM), la surveillance de la mortalité et les rapports coût-efficacité.

L’APACS 2 a poursuivi les discussions sur la définition des critères de démarrage et d’arrêt des administrations de masse de médicaments (AMM), en veillant également à ce que les considérations relatives à la mortalité, à la RAM et à l’équité continuent de guider ses décisions d’allocation.

Perspectives d’avenir

Alors que le programme REACH s’étend à de nouvelles zones géographiques et atteint de plus en plus d’enfants, le comité APACS joue un rôle essentiel pour garantir que l’azithromycine soit utilisée de manière sûre, équitable et responsable.

La réunion a réaffirmé l’importance d’un leadership national fort, d’un processus décisionnel transparent et d’un investissement continu dans la production de données factuelles, alors que les partenaires travaillent ensemble pour maximiser l’impact de leurs interventions en faveur de la survie de l’enfant tout en assurant une bonne gestion des antibiotiques pour l’avenir.

Les membres connectés peuvent consulter le deuxième rapport du Comité consultatif sur l’azithromycine pour la survie de l’enfant ici.

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